Péremption préméditée
Qui n'a jamais eu à changer une cafetière en panne ? A changer pour la dixième fois l'ampoule du plafond ? Ou bien même à réparer encore cette voiture
tomber en panne ?
Certains, quand ça leur arrive, disent "merde c'est pas de chance !". Ca n'a rien à voir avec la malchance... Dans la conception même du produit est introduit une notion, celle "du
renouvellement permanent".
Tout doit devenir jetable, et si ce n'est pas jetable, il faut que ça s'use vite, le plus vite possible pour racheter le plus vite possible également.
Système vicieux au possible car il va créer un besoin chez le consommateur qui ne se posera même plus la question de ne plus remplacer son objet. Qui voudrait se passer de sa
machine à café qui nous a fait un si bon capucino depuis tant de mois ?
La formule est simple on vous crée le besoin, une fois qu'il est installé vous devenez addict. Plus personne ne remet en cause le rôle fondamental de la voiture, son utilisation est même
ritualisée par l'obtention du permis. L'acquisition d'un objet de consommation comme une voiture devient dès lors un enjeu social. Nul ne peut se dire adulte sans avoir un permis. Ne
parlons pas de la télévision objet "social" par excellence.
Et voilà comment par un cycle de renouvellement constant nous en arrivons à l'épuisement des ressources, et à la peur du manque. L'un concerne l'individu, l'autre plus important à celui du
monde.
Mahamat Gandhi disait : "Vivre simplement, pour que simplement, d'autres puissent vivre".
Où en sommes nous à présent, répondrons-nous au défi le plus important de l'humanité ?